Le Gouvernement l'a rêvé, la SNCF l'a fait.
Le service minimum est désormais
obligatoire à la SNCF.
Mais vous savez, il existait déjà.
Et oui la Direction connait à peu
près le nombre de conducteurs qui ne fait jamais grève, y ajoute une marge d'erreur
–ou de surprise- à plus ou moins XX% et prévoit des cadres de la traction pour
palier au manque de dernière minute... Exactement pareil chez nous à l'établissement
commercial.
Ensuite si le trafic prévu était
perturbé c'était bien souvent à cause d'actes de malveillance dans les trains,
sur les voies, etc.
Alors qu'est-ce qui a changé
véritablement depuis le 1er janvier 2008 ?
Une loi qui stipule qu' « en
cas de grève, les salariés (…) informent, au plus tard 48h avant de participer
à la grève, par une DII, le chef d'entreprise ou la personne désignée par lui
de leur intention d'y participer ».
Juste le calcul savant fait
48heures à l'avance pour communiquer aux usagers les trains qui rouleront
pendant les perturbations.
A partir de quoi est fait le
calcul de la Direction ?
En fait on nous a remis à tous
une feuille la DII
(Déclaration Individuelle d'Intention) sur laquelle ceux qui décideront de
faire grève inscriront leur nom et prénom et remettront au planning.
La différence avec la RATP c'est qu'à la SNCF ceux qui travailleront
ne percevront pas de prime.
Et est-ce qu'on peut espérer une
baisse du taux de grévistes ?
Peut-être ceux qui oublieront de
remettre leur DII dans les temps !
Sinon ce n'est pas la loi du
service minimum qui réduira les grèves à la SNCF et son taux de participants mais… les OS et
sont manque de charisme au moment de la remise en cause des retraites.
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